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Altercations aprés les fortes pluies en début de semaine à Medina Sicap Mbao: un boutiquier meurt dans des circonstances troubles

Altercations aprés les fortes pluies en début de semaine à Medina Sicap Mbao: un boutiquier meurt dans des circonstances troubles

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Altercations aprés les fortes pluies en début de semaine à Medina Sicap Mbao: un boutiquier meurt dans des circonstances troubles

Les premières fortes pluies de la journée du lundi et celle du mardi, qui se sont abattues sur la banlieue dakaroise, en particulier au quartier Moussa Ndiaye de Médina Fass/Sicap Mbao, ont provoqué une violente rixe à l’arme blanche et autres objets contondants, entre des voisins, autour de l’éternelle question lancinante de la gestion des eaux stagnantes.  Un jeune boutiquier guinéen, âgé de 18 ans, nommé Thierno Tallatou Diallo, a perdu la vie au cours de la folle altercation.

Après les averses des deux jours successifs, des habitants de la localité sortent de leurs maisons respectives et s’emparent de pelles et autres objets pour évacuer les eaux pluviales qui ont fini par les envahir. Ils s’activent comme de beaux diables à l’intérieur de leurs concessions et s’emploient à évacuer le trop plein d’eau dans la rue. Tandis que d’autres individus prennent le relais au dehors en faisant un travail à la chaîne et creusent de longs sillons dans les ruelles pour faciliter l’écoulement des eaux.
Les eaux pluviales ruissellent et stagnent cependant à la devanture des  maisons des voisins de quartier. Ces derniers montent sur leurs grands chevaux et dénoncent avec vigueur le geste des auteurs, qui leur déversent les flots des fortes pluies. Ainsi, ils décident de torpiller l’action de leurs voisins fortement impactés. Ils prennent alors des pelles et bloquent le passage des eaux par le remblaiement systématiquement des tranchées de petite profondeur. Ils profèrent ensuite des menaces de toutes sortes, débitent à tout de champ des propos salaces et jurent sur tous leurs saints de sévir dans le sang.

L’adrénaline monte brusquement d’un cran. Chaque partie, les nerfs à fleur de peau, campe sur sa position et reste sur ses gardes. Une grosse engueulade éclate. D’autres voisins et des passants interviennent, s’interposent entre les protagonistes et s’emploient à les raisonner dans le but de parer au plus pressé. D’autant que les antagonistes se regardent toujours en chiens de faïence et menacent de se faire la peau à cause des eaux de pluie. Certains exhibent des pelles et des râteaux et les agitent en l’air. D’autres s’emparent de briques et autres objets contondants durs. Ils se prennent soudain au collet, se rentrent dedans et  commencent à se battre comme des chiffonniers.
C’est dans ces circonstances que le jeune boutiquier guinéen du nom de Thierno Tallatou Diallo, âgé de 18 ans, s’est brusquement écroulé à la devanture de sa boutique et a rendu aussitôt l’âme, au moment où ses voisins de même quartier continuaient à solder dans la barbarie leurs comptes autour de la question de l’évacuation  des eaux stagnantes de pluie. Le garçon s’apprêtait en effet à baisser les rideaux de sa boutique lorsqu’il est tombé raide mort. On ignore cependant la cause du décès brutal de l’adolescent guinéen. Plusieurs versions aussi diverses que variées du drame sont toutefois avancées.
D’aucuns agitent la thèse du décès lié à un malaise cardiaque consécutif à un excès d’émotion ou de peur à la vue des armes blanches (pelles, râteaux, briques et autres) brandis dans les rangs des deux factions rivales. D’autres bottent catégoriquement en touche ladite hypothèse et privilégient l’homicide involontaire au cours du boucan. Ils estiment que le pauvre jeune boutiquier guinéen s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment en recevant dans la mêlée de l’altercation par accident un mortel coup de projectile.

Le corps enlevé sans les sapeurs, traîné de mosquée en mosquée et déposé à la morgue de Sicap Mbao

Le corps sans vie du jeune garçon est vite enlevé des lieux durant la même nuit de la tragédie et transporté d’urgence à la morgue de la mosquée du défunt Imam nommé Kébé au quartier Ousmane Diouf par des gens. Or, l’opération devait être faite par les sapeurs-pompiers en présence de la police, qui aurait auparavant procédé aux constatations des faits. Mais, vu que le lieu de culte ne dispose pas de climatisation, ils acheminent aussitôt le cadavre de l’enfant à la morgue de la mosquée du quartier Moussa Ndiaye.  Mais, le délégué de quartier s’oppose au dépôt du corps dans la morgue pour des raisons évidentes et leur interdit l’accès. Ces derniers reprennent la dépouille et parviennent à la déposer à la morgue de la grande mosquée de Sicap Mbao.

La police interrompt net la cérémonie funèbre à la morgue et ouvre une enquête

Au lendemain, les proches retournent à la morgue du lieu de culte et s’affairent autour du corps sans vie de leur parent dans le but de procéder au rituel du bain mortuaire suivi de l’inhumation dans un cimetière. Mais, alertée, la police de Sicap Mbao débarque en catastrophe et ordonne net l’interruption de la cérémonie funèbre. Les flics interpellent des individus et autres membres de la famille éplorée et les conduisent au poste pour des auditions sur procès-verbal (Pv). Les sapeurs-pompiers ont acheminé le corps sans vie de Thierno Tallatou Diallo dans un centre hospitalier dakarois pour les besoins d’une autopsie. L’enquête suit son cours.

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