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Mort tragique d’un « coxeur » pour 300 Fcfa : Le suspect se lave à grande eau

Mort tragique d'un « coxeur » pour 300 Fcfa : Le suspect se lave à grande eau

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Mort tragique d’un « coxeur » pour 300 Fcfa : Le suspect se lave à grande eau

La mort du coxeur, Souleymane Bâ, risque de passer par pertes et profits. Pour défaut de preuves, le procureur a souhaité hier, l’acquittement du meurtrier présumé, Abdou Aziz Ndoye.

Dépeint comme un délinquant notoire par son propre père, Souleymane Bâ a été victime d’une attaque au couteau à la station Oilybia de Diamniadio dans la nuit du 31 janvier 2019, vers 20h. Son bourreau l’a grièvement atteint à l’omoplate.

Les témoins avaient désigné Abdou Aziz Ndoye comme étant l’auteur des coups mortels. A les en croire, les deux belligérants se sont disputés sur le montant de la commission que leur a donné un apprenti.

Arrêté le lendemain à une dizaine de kilomètres du lieu du crime, le suspect se lave à grande eau, déclarant que son collègue a été poignardé au cours d’une rixe avec un apprenti qui lui a payé la modique somme de 300 francs Cfa. « Il a perdu connaissance quelques minutes plus tard. Paniqué, je l’ai abandonné sur les lieux. Quand j’ai appris son décès, j’ai eu très mal », confesse-t-il.

Un moyen de défense qui n’avait pas convaincu les enquêteurs mais aussi le magistrat-instructeur. Attrait hier, devant la Chambre criminelle de Dakar, Abdou Aziz Ndoye persiste dans ses dénégations. « Je ne me suis jamais bagarré avec la victime. Les gens ne font que des supputations sur notre relation. Je me rendais à Diamniadio au moment de mon interpellation par les gendarmes. Je n’ai jamais jugé nécessaire de prendre la fuite, car je n’avais rien fait de mal », s’est défendu le coxeur de 37 ans au passé pénal très lourd.

Amadou Bâ a confié avoir été informé du drame par un ami de son défunt fils, lequel a perdu la vie au cours de son évacuation à l’hôpital. « L’accusé était son ami. Ils passaient la nuit chez moi et semaient la pagaille là-bas. Toutefois, il y avait un antécédent entre eux. Ils ont une fois été jugés pour vol de portable. Ils commettaient des larcins dans les transports en commun », a déballé la partie civile, qui a réclamé 50 millions FCfa, à titre de réparation.

Dans ses observations, le substitut du procureur a souligné que l’accusé a été installé dans la procédure à cause des rumeurs colportées ça et là. Il a ainsi requis son acquittement au bénéfice du doute, après trois années de détention provisoire. Embouchant la même trompette, le conseil de la défense a relevé que le mis en cause est victime de la justice populaire. Au terme de sa plaidoirie, le juge a fixé son délibéré au 18 mai prochain.

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