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Une dame attrait a la barre pour agression et vole sur sa belle mére

Une dame attrait a la barre pour agression et vole sur sa belle mére

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Une dame attrait a la barre pour agression et vole sur sa belle mére

Accusée d’avoir agressé et volé des bijoux et la somme de 50 millions Fcfa à sa belle-mère, Coumba Diouf a été attraite, ce 5 avril, devant la barre de la chambre criminelle pour répondre de ses actes.

Âgée de 32 ans et mère de 2 enfants, la mise en cause a d’emblée nié les accusations et s’est expliquée sur les faits survenus courant 2019.

« Ma belle-mère m’a donné les bijoux qu’elle dit faire don à mon fils, son petit fils. C’est après qu’un de ses fils m’a informé d’une agression qu’elle venait de subir dans son appartement. J’y suis partie immédiatement avec mon mari et quand je lui ai demandé elle a confié qu’une dame était passée chez elle pour lui soustraire des bijoux qu’elle gardait dans son coffre. La maman ne voulait pas que Ahmad, le frère de mon mari, Imath soit au courant des bijoux. J’ai été forcée de reconnaître le vol parce que j’ai été torturé par les enquêteurs», a confié Coumba Diouf.

Représentant la partie civile, le fils de la victime certes époux de Coumba Diouf a été interpellé sur les faits et les propos tenus par sa mère pour identifier l’agresseur.

« Ma mère a dit que la personne qui lui a fait ça est plus grande que Coumba et elle l’a dit à tout le monde même aux enquêteurs. Elle explique que la responsable l’a traînée sur une distance de 30 mètres. Elle ne reconnaît pas que c’est Coumba, elle dit d’ailleurs que même si c’est elle, elle lui pardonne. Elle l’a répété à trois (3) reprises », a confié Imath Satr avant de préciser le lien qui existe entre sa femme et sa mère.
« L’amie de ma mère c’est Coumba avec qui, elle s’entend merveilleusement. C’est Coumba qui est toujours à ses côtés, les femmes de mes frères n’ont pas été là pour elle mais Coumba elle, a toujours été auprès de sa belle-mère », a expliqué l’époux de la prévenue.

Il ressort cependant des débats d’audience qu’une vidéo montrant Coumba le jour des faits a été versée dans le Pv d’enquête. Les images ont été capturées par les caméras de surveillance de l’appartement où vivait la femme âgée. Coumba a tenu à y apporter des clarifications.

« Je le répète, je n’ai pas volé ma belle-mère, elle m’a remis elle-même les bijoux et de l’argent d’une valeur de 1,5 million Fcfa pour mon enfant Amar qui est son petit fils. Il s’agit d’un collier en diamant, d’un Bracelet, d’une chaine en or et d’une pièce d’or. Quand j’ai vendu les bijoux, je me suis retrouvé avec 3 millions Fcfa que j’ai dépensé pour divers besoins », a soutenu l’accusée qui explique avoir cédé la marchandise à la famille Lam.

Poursuivis pour recel, les bijoutiers Ousmane Lam, Mamadou Lam et Abou Lam des frères qui détiennent un magasin ont confirmé avoir acheté une pièce d’or de 40 grammes chez Coumba.

« Je reconnais Coumba. Elle est passée dans notre comptoir à 4 reprises. La première fois, elle a acheté un bijou, la 2ème fois, elle a acheté des bagues en or, la 3ème fois, elle était accompagné par son mari pour une commande pour son enfant payée par son époux. La 4ème fois c’est une pièce en or de 40 grammes qu’elle est venue me vendre », dira Mamadou Lam.

Pour sa part, Ousmane considéré comme le responsable du magasin de vente de bijoux de valeur a confié que Coumba est passée leur proposer un bijou.
« Nous n’étions pas tombés d’accord sur un prix, elle est partie pour revenir nous vendre. Nous ne lui avons pas fait une facture car elle a gagné notre confiance lorsqu’elle est repassée avec son mari. Quand elle nous a présenté le bijou, elle nous a dit que c’est un legs de sa défunte mère », a confié Ousmane.
Abdou Lam qui était présent lors du marchandage, a lui aussi témoigné. « J’étais là-bas quand elle venait vendre son or. Je l’ai entendu parler du prix finalement elle a vendu à 800 000FCFA », a-t-il soutenu.

Un autre indice incriminant la mise en cause a été soulevé par le maitre des poursuites. Il s’agit des sandales laissées dans l’appartement de la victime mais pour l’accusée son passage chez la victime après l’annonce de son agression explique le fait.
« J’y ai laissé mes sandales parce que je suis tombée avec quand je montais avec mon mari pour voir ma belle-mère. En rentrant en taxi, je ne portais pas de chaussures. », s’est défendue Coumba.

Reprenant la parole, Imath Satr a insisté sur l’innocence de sa femme.

« Ma mère a dit et je le répète que ce n’est pas Coumba son agresseur, car l’agresseur était plus forte que Coumba et plus claire que Coumba et elle a ajouté qu’elle ne parlait pas Wolof. Elle a aussi souligné avoir mordu l’agresseur à la main par laquelle elle tenait un couteau et je n’ai constaté aucune morsure chez ma femme », a-t-il déclaré.

Des témoins, notamment les deux (2) ménagères de la prévenue, ont été également entendues.

« Le jour des faits, ma patronne m’a demandé de fermer la porte après elle, mais elle ne m’a pas dit où elle partait. Il faisait 7h au moment où je m’apprêtais à aider ses enfants à prendre leur bain. Je n’ai pas constaté grand chose à son retour, elle était habillée d’un ‘’meulfeu’’ », a confié la jeune Dado Sow.

Awa Guèye pour sa part a soutenu n’avoir pas croisé sa patronne dans la matinée des faits.

Dans son réquisitoire, le parquet a comparé les allégations de la prévenue contenues dans le Pv et celles tenues devant la cour et charge cette dernière.
« Au regard de ce qui ressort de la procédure, il y’a une contradiction criarde. Ses déclarations sont cousues de fil blanc et ce n’est pas pour rien que son mari vole à son secours. Elle a eu peur après le forfait, c’est pourquoi elle a laissé ses sandales chez sa belle mère. Un autre élément à tenir en compte, elle a menti à la famille Lam en soutenant que le bijou qu’elle leur a vendu appartenait à sa défunte mère. Les faits reprochés à l’accusée ne souffrent d’aucun doute », a expliqué le maitre des poursuites. Le procureur a demandé son maintien dans les liens de la détention pour vol et requiert contre la mise en cause la réclusion criminelle à perpétuité.

Pour la défense, la dame Coumba doit bénéficier d’une immunité familiale confortée par un désistement de la partie civile. « En l’état actuel sur ce fondement, M. le président, vous ne pouvez pas condamner la mise en cause. Si Coumba avait volé les bijoux, elle n’allait pas se rendre à la bijouterie la plus proche pour écouler son butin », a déclaré l’avocat qui plaide pour l’acquittement au bénéfice du doute.

L’affaire a été mise en délibéré au 19 avril prochain…

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